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Comme au bon vieux temps

Quelques anecdotes savoureuses sur la course à pied depuis les années 1900 !

Petite chronologie du running

 

jeudi 13 septembre 2012
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Par Philippe Vogel
Avec Fernand Kolbeck, Jean-Pierre Monciaux, Gilles Rocca, Fabrice Roos et Philippe Piquet

Aujourd’hui, tout cela nous semble drôle, mais, par le passé, tous ces trucs de coureurs ont pourtant bien fonctionné.

1863 Deerfoot, un Indien nord-américain, a battu le record du monde de l’heure en course à pied, à 90 ans. En mocassins, alors qu’il ne s’entraînait pas.
1882 Walter George établit des records mondiaux sur toutes les distances de l’époque, du 1 000 m au semi-marathon, en sprintant durant 3 kilomètres, tous les jours.
1896 Louis Spiridon, petit berger grec, a bu 2 verres de vin lors du premier marathon olympique. Et il a gagné.
1902 Joe Binks a battu le record du monde du 1 500 m en 4’ 16” 8, grâce à un seul entraînement par semaine, uniquement composé de 6 petits sprints.
1904 Le champion du marathon olympique des J.O. de St Louis (États-Unis) a dû affronter une température de 32 °C durant la course.
1908 Charles Heffer a bu du champagne lors du marathon olympique, avec, pour résultat, des crampes d’estomac durant les derniers kilomètres. Il a raté la médaille d’or à cause de cela.
1912 La légende du marathon de Boston, Clarence DeMar, a dû arrêter de courir durant cinq ans, car les médecins lui avaient dit qu’à long terme, la course de fond était mauvaise pour le cœur…
1920 À cette époque, on décourageait les sprinteurs de boire au cours de leurs entraînements. À l’exception, peut-être, d’une sorte de gruau à base de flocons d’avoine. « On disposait sur la piste un seau de gruau et on laissait tremper les flocons d’avoine dans l’eau pendant 1 heure environ » écrivait à l’époque un médecin du nom de Bilik, dans La bible de l’entraînement (1927). « Cela permettait aux coureurs de se rafraîchir la bouche en prenant une gorgée. »
1920 Les coureurs de cross étaient invités à rester bien chaud lorsqu’il faisait froid, en se massant avec du saindoux, de l’huile de coton ou une crème grasse (liniment).
1928 On servait du vin aux ravitaillements durant le marathon olympique.
1970 Environ 300 kilomètres par semaine. Une distance populaire parmi les marathoniens et tous les coureurs. Si beaucoup réalisaient de bons temps, beaucoup se blessaient.
1972 Avant cette année-là, le 1 500 m et le 800 m étaient les deux distances les plus longues pour les coureuses lors des J.O. Les organisateurs pensaient que courir sur des parcours plus longs serait trop dur pour elles.
1975 Bien avant les brassières de sport, Jacqueline Hansen, première femme à descendre sous les 2 h 40’ au marathon, a dû improviser. « Le marathon d’Honolulu était si chaud cette année-là, que j’ai dû retirer mon t-shirt. Je portais un haut de bikini rose ! »
1984 Les femmes sont enfin autorisées à courir aussi longtemps que les hommes lors des J.O. ! C’est le début du marathon féminin, avec Joan Benoit Samuelson, qui remporte la médaille d’or en 2 h 24’ 52”.

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