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Pour rêver...

on a déjà Hautacam et Luz Ardiden dans notre musette de p'tit triathlète Andernosien, certains ont en plus le Tourmalet, voici les autres :

Les 10 sommets pyrénéens mythiques du Tour de France

Le 15 juin 2013 | par Antoine Beneytou

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Dans un précédent article, nous vous donnions 13 bonnes raisons de préférer les Pyrénées aux Alpes. Alors que le Tour de France 2013 boude quelque peu la chaîne pyrénéenne, Pyrenees.com a sélectionné dix sommets mythiques pour montrer que dans le domaine sportif également, le Tourmalet, l’Aubisque et consort n’ont rien à envier au Galibier ou à l’Alpe d’Huez.

1 – Le Tourmalet

Sans doute le plus mythique. Culminant à 2115 mètres au dessus du niveau de la mer, c’est le col le plus escaladé du Tour avec 78 passages. Depuis Luz Saint Sauveur, l’ascension fait 19 km pour un dénivelé moyen de 7,4% . De l’autre côté, la montée est moins longue avec “seulement” 17,2 km. Au sommet, trône la statue de Jacques Goddet, directeur de la Grande Boucle de 1937 à 1988. En patois “Tourmalet” signifie “mauvais détour”… C’est sans doute ce que doivent se dire les coureurs du Tour dans les rampes de ce col mythique.

Ce “mauvais détour” qui a d’ailleurs été le théâtre d’une anecdote légendaire du Tour de France. En 1913, dans la descente du Tourmalet, le cycliste Eugène Christophe casse sa fourche, parcourt les 14 km qui le séparent de Sainte-Marie de Campan à pied, et répare sa bicyclette dans une forge du village. A ce jour, c’est l’Espagnol Fédérico Bahamontes dans les années 1960 qui est passé le plus souvent en tête au sommet (4 fois).

La statue de l'ancien patron du Tour, Jacques Goddet au sommet du Tourmalet https://secure.flickr.com/photos/muneaki/

2 – Gourette – Col d’Aubisque

Fausto Coppi, Robic, Bahamontes, Merckx, Hindurain, Evans…La plupart des grands coureurs du Tour sont passés en tête au sommet du Col d’Aubisque. Gravi à 72 reprises, les coureurs l’abordent la plupart du temps par Argelès Gazost les Eaux-Bonnes et Gourette. De ce côté l’ascension paraît interminable avec ses 30 km. Par Laruns, la montée est moins longue mais plus exigeante avec ses 7,2% de dénivelé moyen. Par là, les cyclistes passent par le Col du Soulor. Le col d’Aubisque n’a servi qu’à deux reprises d’arrivée à une étape : c’était en 1985 avec la victoire de Stephen Roche et en 2007. Cette année-là, c’était le danois Michaël Rasmussen qui l’avait emporté devant Alberto Contador.

3 –  Saint-Lary – Pla d’Adet

A Saint-Lary, l’arrivée est donnée au sommet du Pla D’Adet. Parmi les vainqueurs célèbres, Raymond Poulidor en 1974 était arrivé le premier au terme des 861 mètres de dénivelé et des 10,7 km d’ascension. Pas suffisant pour permettre à l’éternel second de battre Merckx. Plus proche de nous, Lance Armstrong avait réalisé un tour de force sur ses mêmes pentes au début de son règne en 2001.

https://secure.flickr.com/photos/willj/

4 – Luz Ardiden

14,7 km à 7% de moyenne et plus de 1000 mètres de dénivelé. C’est ce qui attend les coureurs lorsqu’ils arrivent dans le village de Luz Saint-Sauveur. Comme dans quasiment tous les cols pyrénéens la route est jonchée de supporters basques vêtus de maillots orange, couleur de l’équipe cycliste Euskaltel Euskadi. Cette route est un cul de sac mais le caractère difficile de cette montée a conduit les organisateurs du Tour de France à l’emprunter. C’est sur ces pentes de Luz Ardiden qu’en 2003, Lance Armstrong était allé remporter l’étape après être tombé dans les premières rampes et avoir cassé sa pédale. Plus tôt, en 1990, c’est Miguel Indurain qui avait remporté la deuxième étape de sa carrière, annonçant le règne de l’Espagnol entre 1991 et 1995

 

5 – Col d’Aspin

C’est en quelque sorte “le petit frère” du Tourmalet. Moins dur, les coureurs doivent souvent le gravir avant d’entamer les rampes du Tourmalet. Pour preuve, la Grande Boucle a franchi ce col à 71 reprises. L’ascension est longue de 12,8 km à 5,1% de moyenne. Le dernier coureur à être passé en tête au sommet est Thomas Voeckler lors de la 16ème étape du Tour de France 2012. S’il ne crée pas vraiment d’écarts entre les prétendants à la victoire finale, ce col demeure un des incontournables de la légende du Tour.

6 – Plateau de Beille

La station de ski de fond n’accueille la Grande Boucle que depuis 1998. Mais depuis, cette montée de 16 km à 8% de moyenne apparaît comme un terrible révélateur pour ceux qui prétendent revêtir le maillot jaune sur les Champs Elysées. Preuve en est : Le Tour s’est arrêté cinq fois au Plateau de Beille. A quatre reprises, le vainqueur de cette étape a remporté la Grande Boucle par la suite. Pour remporter le Tour, il faut être en forme dans le Plateau de Beille !

La montée vers le Plateau de Beille https://secure.flickr.com/photos/atbaker/

7 – Peyresourde

Reliant les vallées du Louron et du Larboust, il sera l’un des rares cols pyrénéens franchis par le Tour 2013 au cours de la neuvième étape qui reliera Saint-Girons à Bagnères de Bigorre. Depuis Bagnères de Luchon, les coureurs devront affronter les 13,1 km d’ascension à 7,1 % de moyenne. A 62 reprises depuis 1910, le Tour est passé par le col de Peyresourde. En 2001 cette montée avait été le théâtre d’une des rares attaques de l’Allemand Jan Ullrich sur Lance Armstrong. En 1986, après avoir attaqué dans la descente du Tourmalet et s’être avalé l’Aspin, Bernard Hinault avait craqué dans le Peyresourde et avait vu ses rivaux revenir. Victime d’une défaillance, le Français avait finalement perdu 4 minutes 39 à l’arrivée à Superbagnères.

8 – Ax 3 Domaines

La station ariégeoise sera le théâtre de la seule arrivée en altitude dans les Pyrénées lors du Tour de France 2013. Au cours de cette huitième étape, les coureurs partiront de Castres et devront, avant l’arrivée à Ax 3 Domaines, franchir le Col de Pailhères, classé hors catégorie. La montée offre très peu de répit avec de nombreux passages à plus de 10% ! En 2010, le Français Christophe Riblon avait crée la surprise en s’imposant à Ax 3 Domaines.

9 – Hautacam

La montée vers Hautacam est très irrégulière. Un parfait “casse pattes” pour les coureurs. Ces derniers doivent en effet alterner entre de légers replats et de terribles passages à plus de 10%. Sans oublier à 3 km du sommet, un terrible raidillon de 1000 mètres à 9 % de moyenne. Le premier passage de la Grande Boucle à Hautacam remonte à 1994 et c’est le Français Luc Leblanc qui s’y était imposé devant un certain Miguel Indurain. Hautacam est également tristement célèbre pour avoir été le théâtre de la victoire de Bjarne Riis en 1996. Le futur vainqueur de cette édition a avoué s’être dopé depuis.

10 – Arcalis

Plus haute que le Tourmalet, la montée vers Arcalis se termine à 2240 mètres d’altitude. Elle est longue de 18 km avec un pourcentage moyen de 5,2 %. Il y a quatre ans, alors que l’étape partait de Barcelone, le Français Brice Feuillu était arrivé le premier sur ce sommet andorran. Plus tôt en 1997, Arcalis avait vu le triomphe du jeune Jan Ullrich dans une étape marathon de 252,2 km. Cette même année, l’Allemand remporta la seule et unique Grande Boucle de sa carrière.

Photo de Une sous licence Creative Commons, compte Flickr de Clodius Maximus