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Vent et vélo

Comment faire pour « apprivoiser » un vent fort à vélo ? Je pense ici surtout à nous, les femmes, plus petites et plus légères et qui avons moins de force que vous, messieurs ;-)

Voici donc une séries d’astuces pour « limiter les dégâts » et les notamment les techniques que j’ai apprises lors de camps d’entraînement en Espagne, où la « tramontana » n’est autre que la tramontane ou le mistral de l’autre côté des Pyrénées !

 1. Choisissez le bon vélo :

Si vous habitez dans une région venteuse et que vous êtes de petit gabarit, mieux vaut éviter les cadres aux tubes larges et les jantes trop profilées, car ils ont une bonne prise au vent.

2. Forcez-vous à sortir quand ça souffle, pour
« apprendre » :

Il faut occasionnellement vous obliger à sortir quand le vent est fort pour apprendre à maîtriser votre vélo.

>> En effet, il peut vous arriver de partir rouler avec un vent faible qui forcit brusquement et… il faudra bien rentrer !

  • Prévoyez une sortie courte – c’est déjà assez fatiguant comme ça !
  • Choisissez un parcours où vous serez abrité le plus possible en allant contre le vent (vallons, forêts)
  •   Evitez les descentes avec le vent de côté, c’est très destabilisant
  • Réservez si possible une route toute droite avec vent arrière pour le retour comme récompense !

3. Renoncer à sortir si le vent est tempétueux :

Quand le vent souffle très fort, non seulement vous n’aurez aucun plaisir, mais en plus, c’estdangereux : vous risquez de finir par terre, ou pire, dans une voiture.

Choisissez un sport plus sûr (VTT, course à pied, marche…)

 4. Faites-vous « petit » :

Mettez des habits moulants : pas question de faire le parachute !

Roulez de manière compact (rentrez les coudes), tenez fermement le cintre (mais sans vous crisper) et mettez une petite vitesse : moulinez !

 5. Quand le vent vient de face :

Roulez avec les mains en bas de cocottes si vous êtes à l’aise, sinon rentrez les coudes etbaissez-vous le plus possible.

Si vous avez affaire à un vent qui change brusquement d’orientation, pensez à maintenir le cintre, mais tout en restant souple avec les bras, pour faire un peu « ressort ».

6. Quand le vent vient de côté :

Apprenez à vous « appuyer » contre le vent – c’est-à-dire concrètement à vous pencher du côté du vent – afin qu’il ne vous déporte pas ou ne vous déséquilibre pas.
Mais attention aux vents très irréguliers : anticipez pour vous redresser à temps si le vent faiblit brusquement.

Si le vent vient de la gauche, ne roulez pas tout au bord de la route, laissez-vous une marge de sécurité, sinon une bourrasque pourrait vous envoyer dans le bas-côté.

 7. Quand vous devez affronter le vent en descente :

En descente, le vent latéral et les bourrasques dans les virages sont les plus dangereux, mais le vent arrière peut aussi être traitre. Donc prudence !

  • Ne portez pas votre coupe-vent s’il est ample (et si le froid est supportable), pour minimiser la prise au vent
  • Mettez le grand plateau et pédalez sans arrêt (sauf dans les virages, bien évidemment). Cela aura pour effet de « casser » un peu la prise au vent et vous stabiliserez mieux votre vélo
  • Freinez en même temps pour réduire votre vitesse
  • Laissez les copains aller, ils vous attendront en bas ! Mieux vaut arriver lentement sur le vélo que sur une civière
  • Restez souple avec les bras pour pouvoir anticiper, surtout dans les virages d’un col, où les rafales sont parfois imprévisibles.

 8. Quand vous devez traverser un pont élevé :

La traversée d’un pont peut s’avérer scabreuse. Je pense notamment à certains ponts sur le Rhône quand le mistral souffle en force.

Si la barrière du pont est ajourée, attention aux coups d’accélérateur (de plus en plus forts vers le milieu du pont), qui peuvent vous projeter contre une voiture. Au pire des cas, traversez le pont à pied.

9. « Lisez » le paysage :

Apprenez à anticiper les bourrasques en observant les alentours :

  • Un champ de maïs, une haie, un talus vont momentanément vous abriter.
    Mais au moment où vous serez de nouveau à terrain découvert, vous allez vous prendre une rafale.
    Alors préparez-vous à vous « appuyer » contre le vent !
  • Observez la végétation, repérez au loin les arbres et les buissons qui s’agitent
  • Dans les villages, le vent tournoie et peut venir de n’importe quel côté : observez tout ce qui bouge au vent, voire même la poussière sur la route…
  • Dans les routes de col, sinueuses, souvent le vent change de sens de manière rythmée : une portion de face, une portion de dos.
    Enregistrez le schéma pour pouvoir anticiper et observez bien la végétation : l’herbe couchée, là-bas sur le rocher, ce n’est pas bon signe !

 10. Relaxez-vous aussi souvent que possible :

>> Facile à dire, me direz-vous, dans cette galère…

Et pourtant, il faut essayer :

  • A chaque moment de répit, relâchez la tension, relaxez vos mains, bras, nuque, épaules, même pour quelques secondes
  • Buvez et mangez ! Et si ce n’est vraiment pas possible en roulant, faites un arrêt pour vous alimenter.