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L'iron Man

L’IRONMAN : ÉPREUVE DE TOUS LES EXTRÊMES

3,8 km de natation dans les eaux à température parfois très basse, 180 km de vélo avec plusieurs cols pour finir avec un marathon (42,195 km) qui culmine souvent à des centaines de mètres d’altitude ; soit 226 km au total avec comme principale récompense : le « simple » fait de l’avoir accompli. Voici l’Ironman, le triathlon le plus mythique au monde.  

 

ironman (L'Equipe)

 

Ils sont salariés, étudiants ou retraités, professionnels ou amateurs et viennent du monde entier pour nager, pédaler puis courir sur des distances longs formats. Eux, ce sont les Ironmen, les hommes de fer. Ces hommes et femmes se donnent rendez-vous chaque année pour les différents Ironman organisés dans plusieurs pays du monde par la WTC (Corparation Mondiale du Triathlon).  À l’issue de chaque épreuve Ironman, la WTC délivre un certain nombre de places qualificatives pour le sacre ultime : le Championnat du Monde Iroman qui a lieu chaque année aux États-Unis, dans l’État d’Hawaï.

Il était une fois… l’homme de fer

Si le triathlon arrive en France dans les années 30’, il faudra attendre le 18 février 1978 pour que la légende de l’Ironman naisse à Honolulu, à Hawaï. Ce suprême des triathlons doit en fait son existence à John Collins, un commandant de la Navy, désireux de mettre fin à une concurrence entre ses amis cyclistes, nageurs et coureurs. Pour cela, il sélectionne les trois plus grosses épreuves hawaïennes : le Waïkiki Roughwater Swin (3,8km en natation), l’Around Oahu Bike Race (179 km vélo) et le marathon d’Honolulu (42,195km) et le vainqueur de l’épreuve sera nommé : homme de fer (Ironman). La légende était née. Épreuve infernale, épreuve sans répis, l’Ironman est aussi une compétition qui rompt avec toute logique physiologique puisqu’elle propose l’enchaînement de trois disciplines totalement différentes.

Et si l’Ironman doit son existence à une philosophie « Coubertin », l’éthique sportive est d’autant plus présente entre concurrents. Jacques Trottier, directeur général de la société Labeyrie, arrivé 126e au fameux Ironman d’Afrique du Sud du 6 avril 2014 souligne ces valeurs propres à l’Ironman : « Quand vous faites de la course longue distance, la compétition est la même, mais dans l’Ironman en particulier, les gens sont plus en train de s’encourager en se souhaitant une bonne course, il y a vraiment une entraide qui existe. » La dimension de l’événement et de l’épreuve qui attend les participants semble telle que les souffrances qu’ils appréhendent déjà transcendent complètement la rage de vaincre de l’athlète. « On s’en fiche de savoir si on va finir avant l’autre car c’est une telle épreuve que l’on se demande déjà si on va être capable de la finir avant même de penser à la concurrence. Tout le monde est assez modeste et lucide même si on est très entraîné…», assure l’Ironman.    

Une aura mythique

L’eau pour la natation, l’air pour le cyclisme, la terre pour la course à pied et le feu pour…la puissance de l’homme de fer.

Lors de cette course héroïque bien nommée, il n’y a plus de leader ou de champion, tout le monde est mis dans le même bateau et embarqué dans cette course à la gloire. En effet, les Ironmen, ces challengers qui mêlent tous les éléments sont certainement perçus comme des supers héros par excellence. Et c’est vrai. L’eau pour la natation, l’air pour le cyclisme, la terre pour la course à pied et le feu pour…la puissance de l’homme de fer. À la façon d’une véritable scène de film tragique, le début de la course envoie tout le monde à l’eau et tant pis pour ceux qui se font bousculer ou qui reçoivent des coups de coude. Avec 1500, 2000 ou 2500 concurrents parfois, le départ peut être assez chaotique. Jacques Trottier raconte : « Ce qui est toujours surprenant c’est que le départ en natation est toujours un départ en masse et cela peut être assez stressant, aussi bien pour ceux qui le vivent que pour les spectateurs. Dès que le coup de canon est retenti, ce sont des départs très massifs, c’est juste un enfer. C’est une ambiance incroyable au démarrage de l’épreuve. »
À chaque début d’épreuve, les concurrents sont placés en ligne de départ telle une armée qui part au combat. Sur toute la longueur de l’épreuve, les coureurs sont livrés à eux-mêmes sauf pour le Norseman, considéré comme l’Ironman le plus dur au monde, où le concurrent peut être suivi par sa propre équipe d’assistance, conjoint, parents ou amis toujours prêt pour le ravitailler et l’encourager tout au long de la course. Le rythme des Ironmen prennent alors tous leur sens lorsque, à l’arrivée de chaque épreuve, le coureur est attendu par un proche, un soutien d’une importance cruciale.
Lorsque la dernière ligne droite arrive enfin, les Ironmen n’ont plus que quelques kilomètres pour aller toucher leur rêve, malgré la difficulté, la fatigue et la douleur. Les concurrents se battent jusqu’au bout pour finir la course mythique et savourer leur arrivée à nulle autre pareille.  

L'interview intégrale de Jacques Trottier

Découvrez l’interview intégrale de Jacques Trottier mardi 15 avril sur www.ilosport.fr.  

Date de dernière mise à jour : 09/09/2014