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Section féminine

Triathlon au féminin

 Un peu d'humour,et pas mal de clairvoyance dans ce monde de brutes viriles, cet article est donc fait pour sourire les filles et réfléchir les hommes  !!!

L’art (compliqué) de la drague en courant

 


Pas toujours simple d’être femme au sein de pelotons majoritairement masculins. Runners.fr passe en revue les différents types de comportements que les femmes ont toutes, au moins une fois, rencontrées lors de leurs runs. Certains vont en prendre pour leur grade…

Le dragueur franc

Sa philosophie ? Droit au but. Il ne doute de rien ! Encore tout ruisselant, il engage la conversation dès le stand de ravitaillement d’après course et vous propose une bière de récup ou une séance de décrassage avec lui le lendemain.

Face à une attitude aussi directe, il est inutile de tourner autour du pot. Présentez lui votre compagnon. Déclinez fermement son invitation ou suggérez lui de revenir à la charge après une bonne douche !

Le dragueur subtil

Il n’ose pas engager la conversation le jour de la course mais prend soin de chercher votre nom dans le classement pour mieux vous contacter via les réseaux sociaux. Dans la foulée, il vous propose un footing en faisant remarquer qu’il s’entraîne toujours seul.

Face aux timides, répondre poliment et sans ambigüité. Dites que vous acceptez l’idée d’avoir un nouveau camarade d’entraînement mais proposez-lui une sortie en groupe. S’il vous plait, vous apprendrez ainsi à le découvrir discrètement au cœur d’un peloton.

Le macho

L’idée qu’une femme puisse être plus rapide que lui est insupportable à ce runner forcément convaincu d’être le meilleur. Il n’hésite pas à jouer des coudes et à changer de trajectoire pour éviter que vous ayez un pas d’avance sur lui. Il se permettra aussi quelques réflexions pas toujours bienveillantes comme  « Tu es partie bien trop vite ma jolie »« Tu sais, c’est un 10km pas un 5 ».

Face à ces machos pas toujours élégants ou courtois, il est préférable de garder son calme et ses distances. Ignorez leurs réflexions et n’hésitez pas à leur donner du fil à retordre à la moindre occasion. Non mais !

Le lourdingue

Souvent décomplexé par l’ambiance un peu grivoise qui règne dans son groupe de copains, il s’autorise des réflexions vulgaires et déplacées : « Oulala ! Mais je vais rester derrière, moi. La vue est trop belle… », « Mademoiselle, mais attendez, vous m’avez oublié » !

Face à ces ‘drôles’ de phénomènes, il est toujours judicieux d’oser la petite accélération qui le laissera sans souffle et contraint de se taire pour récupérer. Ou trouvez plus simplement la formule juste qui le remettra une bonne fois pour toutes à sa place.

Le lièvre improvisé

Il part devant, façon cavalcade. Si vous le rattrapez, il propose tout haletant de vous aider à terminer la séance ou la course. Forcément, il a souvent du mal à suivre le rythme mais l’occasion d’arriver avec une féminine lui donne bonne conscience : quel homme ! Il pourra raconter à ses potes qu’il s’est sacrifié pour vous…

Face à ces faux altruistes, dire ‘merci’ poliment, mais faire comprendre que vous n’avez pas besoin d’un chaperon. Vous pouvez aussi au besoin le tester et forcer l’allure pour vérifier s’il a vraiment le don du sacrifice !

Le gentleman

Il est heureusement majoritaire dans les pelotons. Très fair-play, le gentleman sait vous encourager de manière subtile, en évitant de trop en faire. Il n’hésite pas à vous proposer un gobelet sans jamais adopter un air condescendant. Vous êtes compagnons d’efforts.Une fois la course terminée, il sera le premier à venir vous féliciter. Face à ces partenaires portés par la seule bienveillance, laissez-vous porter par les encouragements et n’oubliez pas de renvoyer l’ascenseur.

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Décembre 2013

Petite devinette de fin d'année !!!! Qui est-ce, qui est cette triathlète ??? réponse sur le site facebook : le triathlon pour nous les filles !!!

 

QUELS SONT VOS CONSEILS POUR FAIRE DU TRIATHLON PENDANT LES REGLES ?
 

Sylvie, 34 ans, nous a posé cette bonne question, simple et pratique. Elle fait du triathlon « loisir ». SantéSportMag l’a transmise à Carole MAITRE, gynécologue du sport  à l’INSEP.

Propos recueillis par le Docteur Stéphane CASCUA

Les règles, qu’est-ce que c’est ?

Après l’ovulation, les hormones féminines,  l’œstrogène et la progestérone, épaississent le revêtement interne de l’utérus appelé « endomètre » ou « muqueuse utérine ». Ainsi, cette dernière se prépare à accueillir l’œuf issu de la fécondation. Lorsqu’elle n’a pas lieu, ce tissu contenant beaucoup de petites artères, s’élimine : ce sont les règles.

Vos aptitudes physiques sont préservées !

Les études montrent que vos performances sont peu altérées pendant les règles. La petite perte de sang occasionne une réduction moyenne de 3% de votre taux de globules rouges circulant dans le sang. Vous transportez un peu moins bien l’oxygène de vos poumons vers vos muscles. C’est sans influence sur votre  pratique « loisir ». Au plus, si vos règles sont abondantes,  vous ressentez une fatigabilité un peu plus importante. Écoutez-vous ! Si le plaisir l’emporte, ne modifiez pas votre séance. Vous êtes plus gênée par d’éventuelles  contraintes logistiques et parfois par quelques douleurs.

Un peu d’organisation…

Il est vrai qu’il vaut mieux éviter les mauvaises surprises pendant l’effort. Renouvelez vos protections avant votre entraînement et changez-les également après. Lors des séances de « préparation physique généralisée » le travail intensif des abdos peut accroître un peu les saignements. En revanche, ce n’est pas le cas des microtraumatismes en course à pied.  Alors, en footing comme à vélo, optez pour un tampon ou une serviette bien stable aux bords adhésifs. Même la piscine est envisageable. Cette fois, le tampon s’impose. La natation pendant les règles n’augmente pas le risque de mycose. Néanmoins, douchez-vous et séchez-vous correctement après la baignade.

Gérez vos douleurs…

Quelques douleurs sont possibles le premier jour. Elles sont liées aux micro spasmes du muscle utérin destinés à évacuer la muqueuse. Elles sont accentuées par la fermeture des vaisseaux qui provoque une mauvaise oxygénation de l’utérus. Un entraînement intense peut accroître les douleurs. Là encore, dosez votre investissement physique en fonction de vos sensations. Les anti-inflammatoires et notamment l’ANTADYS ou IBUPROFENE peut vous soulager. Demandez conseil à votre médecin ! Si vous avez mal pendant toutes vos règles, un bilan gynécologique s’impose. Il faut rechercher une autre cause, notamment une « endométriose », c’est-à-dire des  fragments de muqueuse en îlots qui se déposent en dehors de l’utérus. La contraception orale serait une excellente façon de limiter vos douleurs menstruelles. Certaines pilules dites « monophasiques » contiennent toujours la même dose d’hormones dans chacun des comprimés. Occasionnellement, vous pourriez ne pas faire de pause et enchaîner avec la plaquette suivante. Ainsi, vous décaleriez vos règles. Sans désagrément, vous  participeriez à ce triathlon qui vous tient tant à cœur ! (voir également l’article : « Quelle contraception pour la sportive ? » sur le blog de SantéSportMag)

 

NAGEZ, PEDALEZ, COUREZ…, profitez enfin de l’arrivée des beaux jours pour vous initier aux joies de ces 3 disciplines complémentaires que compose le Triathlon, et venez partager en relais les joies du triple effort aux portes de Toulouse. Au programme : 750m de natation (pour la nageuse de l’équipe), 20km de vélo (pour la cycliste), et 5km de course à pied (pour la joggeuse) vous seront demandés pour boucler en beauté votre 1er triathlon.

Prête à relever le défi ? Allez les filles : On compose son trio féminin et on s’inscrit dès à présent au Triathlon du LAURAGAIS le 6 juillet prochain !

Pour le CHRONO ou pour le FUN, sachez que vous courrez toutes pour une bonne cause : la lutte contre la leucémie infantile (Association Laurette Fugain – Toulouse).

4, 5 t 6 avril 2014 : la ligue d'Aquitaine de Triathlon organise pour vous mesdames quelque soit votre âge ou niveau un stage de Triathlon à Hagetmau, prix 100 € avec 30 € de réservation.

 

Stage Féminin Avril 2014

   logofille1A l'attention des référents "Féminines" des Clubs Aquitains

 
La Commission Féminine De  La Ligue Aquitaine de Triathlon organise un stage "féminines"  les 4-5-6 Avril 2014 à  Hagetmau.

 De la débutante à la triathlète confirmée, 3 groupes de niveaux prévus.

 

Début de stage RDV sur place le vendredi 4 Avril à 10 H30 fin de stage Dimanche après-midi vers 17H
 
Participation financière 100 Euros par stagiaire.
 
Je vous prie de bien vouloir lire attentivement la fiche ci dessous 
Inscription stage féminin Avril 2014, qui doit être retournée avec le chèque de 30 € d'arrhes de réservation,  
dans les meilleurs délais compte tenu des places limitées.
 
Pour celles qui le souhaitent, vous pouvez envoyer vos deux chèques, arrhes de 30  € et solde de 70 Euros, le chèque du solde ne sera encaissé qu'après retour du stage.
 
Chaque référent regroupe les dossiers et les chèques correspondant à leur Club. 

   Dans un premier temps nous limitons à 6 féminines par Club, les autres filles seront sur liste d'attente.

  Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire,

  Cordialement,

  Elisabeth DUGOS

 

Décembre 2013 : Pour les Facebookeuses, une autre façon de se rencontrer autour de votre pratique sportive : https://www.facebook.com/pages/Le-triathlon-pour-nous-les-filles/141466956057199

Audrey est la représentante locale des filles de la section triathlon, vous pouvez donc vous mettre en relation avec elle pour tout renseignement, toute remarque.

22 février 2012 la section féminine de Gironde organise une "sortie" vélo sur piste :

Bonjour à tous,

 Le comité de Gironde organise 2 stages au vélodrome:

 - le 22 février 2013 de 20h à 21h pour les féminines de vos clubs

 - le 07 mars 2013 de 10h à 12h pour vos jeunes mesurant plus de 1m40.

 Vous trouverez les bulletins d'inscriptions joints.

 Attention le nombre de places est limité à 15 pour les féminines et à 20 pour les jeunes.

 Bonne journée, Céline Virepinte.

 

bulletin-ve-lodrome-22-02.docx bulletin-ve-lodrome-22-02.docx

bulletin-ve-lodrome-7-03.docx bulletin-ve-lodrome-7-03.docx

 

Le "mot" de la Représentante de la Commission Feminine de la Ligue d'Aquitaine, Elisabeth Dugos

"Bonjour,

La Commission Féminine de la Ligue Aquitaine se structure, en relation avec la FFTRI et nous avons besoin au sein de votre Club, d'un référent qui sera notre lien et nous permettra de communiquer directement sur les actions, les stages, regroupements, invitations ou autres actions féminines menées au sein de notre région.

Un stage est déjà planifié en Avril 2013 à Hagetmau, 34 féminines y participeront, avec 3 groupes de niveaux, venant des Clubs de :
  - Aviron Bayonnais
- Bergerac Triathlon
 - Blanquefort Triathlon
 - Biscarosse Triathlon
 - La Tribu 64
 - Libourne Triathlon
 - Paul Triathlon
 - CA Villenave d'Ornon

 Le stage est complet, mais d'autres actions sont en projet pour 2013, avec toujours en toile de fond la convivialité.
 J'invite donc les Clubs qui n'ont pas de référant féminin, à communiquer les renseignements suivants :

 Le/La référent Club pour les féminines :
 Nom, Prénom :
 Email :
Tél.
 
 Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire,
 Cordialement,
 
 Elisabeth DUGOS

Présidente de la Commission Féminine

Ligue Aquitaine de Triathlon
>
edsalto@orange.fr

> Tél : 06 80 72 50 72"

Non, nous ne scindons pas notre section pour opposer filles et garçons, mais tout simplement pour répondre à une demande de la Ligue d'Aquitaine de Triathlon qui se fait le rapporteur de la FF Triathlon, nous créons une rubrique spécifique "Filles" à notre site internet. Là vous trouverez les informations spécifiques à la pratique féminine du Triathlon avec ses stages, ses compétitions, etc....vous me voyez donc venir avec mes gros sabots : qui dit section féminine, dit représentante......en effet si la Ligue donne la possibilité de voir le quotat féminin du club représenté par un p'tit gars, il serait dommage qu'une demoiselle ne s'y présente pas !!!! Faites donc vous connaitre !!!

Copie-de--Jacques-Sandrine.jpgPour mémoire, des photos de nos féminines dans la section, depuis la création du Club !013247.jpg

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Anne-Marie-002.jpg-Miramon-Sylvie.jpg-Palvadeau-Chrystele-Tresoriere.jpgdscf0070.jpgphoto0046.jpg-Ducreux-Muriel.jpgimg_1501-8430p.jpg541604-4262984852659-1854384690-n.jpg

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AMOUREUSE DU VÉLO C’EST POSSIBLE !

4 avril 2012

Vous aimez nager et courir mais vous êtes fâchée avec le vélo : ça fait mal aux fesses et ça donne des gros mollets ! Explications et réconciliation pour découvrir le plaisir du triathlon.

Par le docteur Stéphane Cascua, médecin du sport.

Mesdames, après quelques kilomètres de vélo, vous souffrez déjà du périnée. Votre homme se  plaint plus rarement, il ne vous comprend pas ! Expliquez-lui. Vous avez les hanches plus larges. Vos ischions, les 2pointes osseuses situées de chaque côté du bassin sont plus espacés. Bien évidemment, les selles de course standards sont conçues pour les hommes et la largeur de leur évasement postérieur correspond à l’anatomie masculine ! Ces messieurs sont confortablement posés sur leurs solides structures osseuses. Alors que vous, Mesdames, vos ischions tombent de chaque côté de la selle et votre périnée vient s’y écraser! Pire encore, si les organes génitaux masculins bénéficient d’une certaine mobilité, les vôtres sont désespérément coincés entre le bec de selle et votre pubis !

UNE BONNE SELLE, BIEN POSITIONNÉE

Mesdames, choisissez une bonne selle! Inutile de subtiliser une grosse selle à un vélib… ou d’acheter l’équivalent ! Ce n’est pas ce dont vous avez besoin. Trop imposante en arrière, elle  vous fait glisser vers l’avant et peut aggraver vos soucis. Trop large en avant, elle gène le pédalage. N’ajoutez pas de rembourrage amortissant qui accentuerait la compression. Optez pour une selle adaptée aux femmes. Elle est légèrement plus large à son extrémité postérieure pour  soutenir vos ischions. Elle présente une encoche dans sa partie centrale. Votre poids repose solidement sur vos os et votre périnée n’est plus écrasé. On y trouve souvent un creux évidemment postérieur, en regard du coccyx. Cette dernière permet de réduire les douleurs de cette pièce anatomique restée parfois sensible après les accouchements. Prenez soin de placer votre selle bien à l’horizontale, proscrivez la position relevée vers l’avant. Les études montrent  même que l’apport de sang au périnée est meilleur quand la selle est légèrement inclinée vers l’avant. Ne la montez pas trop. Si votre bassin bascule de droite à gauche lors du pédalage, il pivote autour de votre entrejambe et votre périnée est cisaillé !

DES POSITIONS PLUS CONFORTABLES

Évitez d’être trop penchée en avant. Tant pis pour l’aérodynamisme, vous faîtes du sport pour le plaisir ! Sans compter que l’absence de douleur contribue largement à la performance ! Les études mettent en évidence que la pression sur le périnée diminue considérablement quand vous vous redressez. Ne choisissez pas un vélo hollandais pour chercher à vous tenir toute droite. Un buste aux alentours de 45 degrés constitue un excellent compromis. Montez votre potence. Rehaussez vos poignées de freins. Restez tonique sur vos bras, comme si vous souhaitiez pousser votre guidon vers l’avant. Ne vous découragez pas, avec l’entraînement, il est reconnu que les  douleurs de l’entrejambe diminuent. Depuis quelques temps, on trouve des vélos de course équipés de cintres plats, comme des V.T.T.. C’est idéal pour les dames ! En chemin, évitez la position dite « en bec de selle ». Asseyez-vous plutôt en arrière. Au fil du parcours, modifiez un peu votre position pour décaler et répartir les zones de pression. Mettez-vous souvent en  danseuse. Ainsi, votre périnée est totalement décomprimé et retrouve un apport sanguin normal ! Bien sûr, portez un vrai short cycliste muni d’une « peau de chamois » synthétique, épousant la forme de l’entrejambe, plus épaisse en regard de vos ischions et traitée « antibactérien ». Lavez-le après chaque sortie. Évitez la vaseline et autres crèmes sources de macération et d’infections. Ne mettez pas de sous-vêtements qui pourraient pincer vos grandes lèvres.

ÉVITER LES GROS MOLLETS, C’EST POSSIBLE !

Vous pensez que le vélo provoque d’horribles hypertrophies musculaires des membres inférieurs. Vous n’avez pas bien regardé les jolies triathlètes de haut niveau. Au lieu d’appuyer très fort sur les pédales, moulinez ! En tournant vite les jambes sur de petites résistances, vos muscles ne grossissent pas à l’excès. Restez tonique sur la pointe des pieds, n’écrasez pas les talons. Grâce aux fixations automatiques, tirez sur les pédales en fléchissant les genoux. Regardez-les chaussures de vélo, leurs semelles sont cambrées comme celles des escarpins à talons. Votre mollet fonctionne dans une position conforme aux critères de l’esthétique féminine ; il se galbera harmonieusement en hauteur. De surcroît, le vélo permet de longues sorties peu intenses favorisant la combustion des graisses ; c’est bien pour fuseler vos jambes !

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TANDEM : ENTRAINEMENT ET SENTIMENTS !

Les hommes sont meilleurs que les femmes en endurance ! A la piscine, l’amour de votre vie ne reste pas loin. En course à pied, il fractionne et fait quelques allers-retours pour vous retrouver. En vélo, c’est beaucoup plus compliqué ! Pensez au tandem ! C’est formidable pour s’entraîner en couple ! Quelques soient vos aptitudes, vous restez tout près l’un de l’autre ! Vous ne risquez plus le surentraînement à tenter de suivre monsieur. Il travaille à l’intensité de son choix, il progresse, … et surtout il ne ronchonne plus en vous attendant ! Désormais, un tandem de base coûte de 300 à 700 euros. Ce type de matériel n’est pas une bête de course mais se montre suffisant pour se dépenser et transpirer ! Vous enfourcherez vos beaux vélos de route pour certaines sorties plus spécifiques et pour votre triathlon. Si le tandem est un bon outil d’entraînement, c’est aussi une belle symbolique. Au fil du parcours, vous restez solidaire dans l’effort ! Et, rassurez-vous, rien ne vous empêche de vous placer devant, de choisir le chemin, de prendre les commandes !

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2013 L’ANNÉE DES FEMMES

Pour 2013, la F.F.TRI. programme un plan de féminisation de sa pratique. Laurent MASSIAS, Directeur technique national adjoint en charge du développement, nous en explique les grandes lignes.

Propos recueillis par Gaëtan LEFÈVRE

Le triathlon présente l’avantage d’avoir une offre sportive diversifiée, efficace pour garder la forme et s’entretenir. Comprenant 2 sports portés (la natation et le vélo), cette activité physique est aussi peu traumatisante pour l’organisme. Le triathlon possède toutes les qualités d’un sport féminin. Pourtant, seulement 22,4 % des licenciés sont des femmes. À la fédération, nous avons donc décidé, avec l’accord du président Philippe LESCURE, de mettre en place un plan de féminisation du triathlon et des disciplines associées (duathlon, bike & run, aquathlon). Ce programme devrait porter sur une communication spécifique et sur l’amélioration des conditions de pratique pour les femmes. Par exemple, nous réfléchissons à la manière dont nous pouvons faciliter le départ des femmes sur les courses en limitant les coups qui peuvent être involontairement donnés en natation. Enfin, nous aimerions aussi augmenter le nombre de femmes dans les instances dirigeantes au sein de la fédération. Aujourd’hui, il s’agit d’axes de réflexion. Mais pour la saison 2013, les femmes auront une place beaucoup plus importante.

Crédit photo : Thierry Sourbier/Onlinetri.com

Illustration : Mathieu Pinet

 

 

 

ENTRAÎNEMENT SPÉCIAL FEMME

20 mars 2012

Mesdames, vous revendiquez votre différence ! Vous avez raison ! Vos besoins et vos envies sportives sont différentes de celles des hommes. Voici quelques pistes pour conjuguer sport et santé au féminin.

Par le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport.

Dans votre sang, circulent des hormones différentes. Elles influent sur le fonctionnement de la plupart de vos organes. Depuis le paléolithique, l’évolution a façonné différemment le corps des femmes et des hommes afin qu’il s’adapte aux différentes missions qui lui incombaient. Depuis beaucoup moins longtemps, des contraintes sociales et médiatiques tentent de sculpter une silhouette féminine idéale ; elles influent sur les pratiques sportives !

4 fois moins de crises cardiaques !

La crise cardiaque est la destruction d’une partie du cœur suite à l’obstruction brutale d’une des artères lui apportant du sang et de l’oxygène. Elles sont favorisées par l’épaississement des parois des vaisseaux par des cicatrices épaisses et pleines de graisses. Heureusement, vos hormones féminines vous protègent en grande en partie des crises cardiaques. Ces messagers sanguins provenant de vos ovaires sont envoyés vers tous vos organes. Ils ont notamment pour mission d’assouplir vos tissus. Grâce à la laxité de vos ligaments, au moment de l’accouchement, le sacrum situé en bas de la colonne bascule pour laisser passer la tête du bébé. Vos artères sont également plus élastiques. Elles s’abîment moins avec les années lorsque le flux sanguin vient raviner leurs parois. Elles se bouchent moins et votre cœur est moins souvent victime d’infarctus. Attention, cet avantage disparaît peu à peu avec la ménopause. À partir de 51 ans en moyenne, votre probabilité de crise cardiaque augmente. À 70 ans, vous êtes enfin à égalité avec les hommes ! L’activité sportive d’endurance est tout aussi efficace chez la femme que chez l’homme, elle divise par 2 à 3 les risques de maladies cardiovasculaires. Puisque vous êtes moins touché par cette pathologie, il est envisageable de réduire l’entraînement dit « aérobie ». Si le consensus propose 3 activités d’endurance, vous pouvez probablement vous contenter de 2 séances de footing, de natation, de vélo ou de cardiotraining. Prenez soin de réorienter votre pratique vers d’autres disciplines… compensant vos petites faiblesses que nous ne tarderons pas à découvrir ensemble ! Néanmoins, puisqu’à la ménopause, votre cœur et vos artères perdent de leur superbe, il faut renouer avec 3 séances d’endurance par semaine ! Vraiment, les seniors doivent garder la forme !

2 fois plus de fractures du col du fémur !

À la maturité, 1 femme sur 3 sera victime d’une fracture du col du fémur contre 1 homme sur 6 ! Dans 25 % des cas, cette lésion sonne le glas de l’autonomie et impose le placement de la victime en institution. Dans 25 % des cas, elle décède des complications ! Bien évidemment, cette blessure est amplement favorisée par la fragilité osseuse nommée « ostéoporose ».  Cette dernière survient progressivement à la ménopause, lorsque les hormones féminines absentes n’entretiennent plus la structure osseuse. Elle touche 50 % des femmes dès 60 ans. Le sport soumet le squelette à des microtraumatismes. En réaction, les os se densifient et s’enrichissent. De surcroît, il oriente leur architecture microscopique dans l’axe des contraintes mécaniques. La jeune fille a jusqu’à 25 ans pour accumuler de l’os. La femme adulte et surtout la senior freine l’érosion lente puis rapide du capital ! Les sports à impacts, ceux qui incluent de la course et des sauts, sont essentiels pour renforcer les os. Ils tiennent une place de choix au sein du programme des enfants et des adolescentes. À l’âge adulte, continuez le footing ou le step 1 à 2 fois par semaine. Après la ménopause, le trottinement n’est pas interdit, il est même conseillé ! La natation, l’aquagym et le vélo sont inefficaces à tout âge de la vie pour renforcer les os. Ne pas tomber préserve aussi des fractures ! Pratiqués après la ménopause, les « ateliers équilibre », la gym d’entretien et surtout le tai-chi sont efficaces pour limiter les fractures du col. L’enfance et l’adolescence sont les moments clés des acquisitions psychomotrices. Il est fort probable que les disciplines techniques apprises durant cette période favorisent l’équilibre pour de longues années ou constituent une excellente base pour relancer ce type d’apprentissage. Travailler sa coordination dès le plus jeune âge, l’entretenir toute la vie, notamment après la ménopause, se révèle essentiel pour réduire les fractures du col du fémur et leurs graves complications. Les sportives jeunes et moins jeunes sont invitées à pratiquer la danse, les cours de fitness chorégraphiques ou les arts martiaux. Toutes ces disciplines constituent de très bonnes écoles de posture. Les sports collectifs ou de raquettes enseignent aussi la gestion du déséquilibre. Notez que la composante cardiovasculaire de ces séances est telle que, pour la santé du cœur, elles peuvent remplacer sans scrupule un entraînement d’endurance. Une fois encore, sachez que les activités aquatiques et cyclistes ne semblent pas adaptées tant le contrôle de la stabilité se révèle spécifique.

2 fois plus d’entorses

Une entorse est une distension ou une rupture des ligaments, ces cordelettes fibreuses qui relient les os au niveau des articulations. La plus célèbre est celle du « croisé antérieur ». Chez les femmes, elle survient surtout au ski où elle est deux fois plus fréquente que chez les hommes. Rappelez-vous, ces structures fibreuses sont plus laxes du fait de l’imprégnation hormonale féminine. De fait, les articulations sont moins bien maintenues et plus instables. Par exemple, le genou se place trop facilement en hyperextension, position dans laquelle le fameux ligament croisé est trop tendu, près à se rompre à la moindre bascule articulaire. De surcroît, Mesdames, vous êtes moins fortes que les hommes. Vos muscles soutiennent plus difficilement vos articulations… et votre cuisse a plus de difficultés à soutenir le genou en position fléchie, plus sécurisante pour le ligament croisé. En pratique, Mesdames, vous avez l’interdiction de partir au ski  sans préparation. Les sports d’endurance et de coordination évoqués au paragraphe précédent participent activement à la prévention de l’entorse grave du genou. Ajoutez aussi du renforcement musculaire, c’est vivement conseillé pour tenir votre articulation en position correcte… d’autant que c’est également très utile pour retarderl’usure du cartilage !

2 fois plus d’arthrose.

L’arthrose, c’est l’usure du cartilage, cette substance lisse qui recouvre les os au niveau des articulations. Comme la nacre de la coquille d’huître, le cartilage permet un glissement et un roulement fluide des pièces osseuses. Malheureusement, il s’use mais ne se répare pas ! Les femmes sont 2 fois plus souvent victimes d’arthrose. Autrefois, on pensait que la texture du revêtement articulaire féminin était plus fragile. Mais une étude récente a déstabilisé le dogme. À l’aide d’IRM, elle a confirmé que l’usure du cartilage était plus prononcée chez les femmes mais  a surtout montré qu’elle était corrélée au volume musculaire. En clair, une femme  musclée a moins d’arthrose qu’un homme freluquet. En pratique, Mesdames, il faut faire du renforcement musculaire pour protéger votre cartilage. La gym d’entretien, les cours collectifs avec haltères sont faits pour vous ! Et la salle de musculation, équipée de toutes ces grosses machines, vous est autorisée ! Faites de nombreuses répétitions avec des charges légères. Promis, vous ne ressemblerez pas à un bodybuilder. La course en intégrant un peu de relief et le vélo avec parfois de fortes résistances contribuent aussi à une bonne musculature bénéfique à la santé des articulations… et du cœur !

10 fois plus de magazines

Sans tomber dans les lieux communs, osons souligner que les médias proposent souvent une image de la silhouette féminine idéale pas toujours compatible avec la santé. Le sport en excès permet parfois de se rapprocher du morphotype de certains mannequins. Alors que la proportion du tissu adipeux normal est de 25 % chez la femme. A partir de 20 % les cycles menstruels deviennent irréguliers puis disparaissent. Comme pour économiser l’organisme, la fonction gynécologique se met au repos. La sportive bascule en ménopause précoce. Elle augmente rapidement son risque d’ostéoporose et de maladie cardiovasculaire. Pour éviter l’arrêt de règles, les études montrent qu’il faut impérativement conserver une alimentation équilibrée et suffisamment copieuse pour compenser la dépense énergétique de l’exercice. Sans basculer dans la maigreur, le sport favorise l’amincissement. Un cocktail d’endurance, de renforcement et de coordination se montre efficace. L’endurance brûle des calories pendant l’activité, alors que le renforcement consomme de l’énergie entre les séances afin d’entretenir la masse musculaire. Les disciplines plus techniques notamment la danse, le Pilates, le yoga ou l’équitation enjolivent le maintien. Pour améliorer le retour veineux et affiner les jambes, une fois n’est pas coutume, vantons les mérites de la natation. Pour drainer les membres inférieurs, l’horizontalité, la pression et la fraîcheur de l’eau s’associent au pompage du sang provoqué par l’alternance des contactions et des décontractions musculaires. Pour limiter le risque de varices et d’œdèmes, mentionnons que la course et les sports comportant des sauts sont plutôt nuisibles car ils secouent et abîment les veines.

Un peu moins de cardio, plus de muscu et de coordination !

Mesdames, votre programme sportif idéal est légèrement différent de celui des hommes. Les instituts de prévention proposent de façon générale 3 activités cardiovasculaires par semaine et 2 séances de renforcement. De fait, je vous invite à donner un peu de mixité à votre programme personnel ! La danse, les cours de fitness, les arts martiaux sont vraiment des disciplines  bien panachées et adaptées aux femmes. Si vous aimez le jogging, un bon cours de rock ou un match de squash fera office de séance fractionnée tout en travaillant vos muscles et votre équilibre, c’est super ! Si vous faites beaucoup de cardio en salle, n’oubliez pas le tapis. Aventurez-vous dans l’espace musculation, tentez le cours de body combat.  Si vous enchaînez natation et aquagym avec les copines, votre équilibre et vos os ont toujours été soutenus par la poussée d’Archimède. C’est insuffisant. Il est grand temps qu’ils se confrontent à Newton. Progressivement, baladez-vous, trottinez, courez, sautez, dansez la salsa, jouez au tennis. N’oubliez pas la gym d’entretien et la musculation !

Date de dernière mise à jour : 10/11/2014

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